mercredi 16 juin 2010

« The Good Guys » : « Broken Door Theory » (1x03)


La détérioration d'un distributeur automatique - situé dans les locaux d'un prestigieux établissement hôtelier – conduit Dan Stark et Jack Bailey – deux inspecteurs de police disparates, appartenant au « Dallas Police Departement » – sur la piste de « Gemini ». De son vrai non, Eugene Spellman Junior, son père a légué ce commerce anodin à l'interlope individu, alors qu'il n'était encore qu'un adolescent innocent.

En grandissant, ce dernier a développé des activités plus lucratives, notamment celles qui consistent à vendre les charmes « d'escort girls » à des personnalités influentes. Paul MacIntryre appartient à cette clientèle privilégiée. A la faveur d'une inondation, qu'il a provoquée dans les toilettes communes du « Ligato Hotel », l'astucieux Dan Stark découvre - sur l'ordinateur de l'employé de la réception - l'adresse du fringant quinquagénaire.

Au cours de leur enquête de routine, le « nabab » prétend que la carte bleue, qui a servi à régler la chambre d'hôtel, lui a été subtilisé dans son portefeuille. Si dans un premier temps, le duo antagoniste lui laisse le bénéfice du doute, le meurtre du réceptionniste – précipité du toit de l'immeuble – par « Gemini » et son compère patibulaire, resserre le filet autour du trio de suspects. Quand Madame MacIntryre menace de liquider son époux - pour l'avoir trompée avec des prostituées - Stark et Bailey décident de prendre « le taureau par les cornes » !

Après un « pilote » moyennement convaincant et un second épisode - « Bait & Switch » - sur lequel j'ai fait l'impasse, je tente de redonner sa chance - à travers « Broken Door Theory » - à cette série diffusée sur la « Fox ». Créée par Matt Nix – le « showrunner » de « Burn Notice », un programme « USA Network » qui se déroule sous le soleil cuisant de Miami - « The Good Guys » joue la carte de la nostalgie, à travers les clichés surannés des années soixante-dix, qu'elle véhicule.

Si Jack Bailey est un officier de police aux pratiques modernes, animé d'un esprit cartésien et respectueux de la procédure judiciaire et de ses supérieurs hiérarchiques, Dan Stark – en revanche – est un protagoniste qui demeure résolument prisonnier d'un passé révolu où - après avoir sauvé la vie du fils du gouverneur- il est devenu un héros révéré. Si les temps ont changé, Dan demeure toujours le même. Il conduit une automobile à la « Starsky et Hutch », s'habille de costumes en velours, porte des lunettes de soleil qui lui dévorent le visage, ainsi qu'une moustache prétendument virile, mais qui le fait passer pour un machiste ringard.

L'ambiance de la série se veut volontiers « cartonnesque » et l'humour qu'elle développe est censé être hilarante ! J'ignore si sur le téléspectateur « lambda », cette alchimie fonctionne, mais elle exerce peu d'effet sur ma personne. Les deux seuls « rictus » que j'ai laissés échapper sont intervenus au moment ou Dan - affaibli par une grippe carabinée - tente de défoncer une porte, alors que jack se contente de la pousser. Dans un autre scène, Dan menace « Gemini » d'un pistolet en plastique, pointé sur sa tempe. Devant l'incrédulité du truand, il prétend qu'il ne s'agit pas d'un jouet, mais d'un vraie revolver de couleur orange. Un peu maigre comme blagues réussies, pour un programme qui dépasse les quarante minutes.

A cours flagrantes d'idées, Rick Muirragui – le scénariste en charge de la rédaction de l'épisode – nous impose les problèmes de santé – et notamment gastriques – que connait Stark. Les maux d'estomac et la scatologie qui s'ensuit ne sont – hélas - vraiment pas ma tasse de thé !

Si les acteurs semblent s'amuser à apparaitre au sein de cette série prétendument loufoque, le téléspectateur - lui – n'est malheureusement pas à la fête ! Le « show » se révèle très rapidement ennuyeux, en dépit des constants soubresauts qu'il distille. Comme bon nombre de programmes estivaux, « The Good Guys » devait certainement moisir dans les cartons du créateur, avant que d'indulgents producteurs de chaîne ne lui donnent leur feu vert !

Au cours de l'épilogue, le duo d'inspecteurs met la main sur le prévaricateur du distributeur automatique. Il s'agit du neveu du dirigeant du « Ligato Hotel ». Plutôt que d'embarquer l'insouciant au poste, Dan – sur les conseils avisés de son confrère Jack – embrasse le svelte jeune homme, histoire de lui refiler ses microbes !

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