jeudi 17 juin 2010

« Hot in Cleveland » : « Pilote »


Actrice quinquagénaire que son agent ne sollicite plus, Victoria Chase décide de s'offrir une escapade à Paris, la ville la plus romantique du monde. Dans son périple pour retrouver l'amour, elle est accompagnée par Joy Scroggs et Melanie Moretti, ses deux meilleurs amies.


Par le plus grand des hasards, cette dernière rencontre dans l'avion son époux, avec qui elle est en instance de divorce. Alors qu'elle imagine que le destin lui adresse un signe, Anders lui présente Kim, une jeune femme qui pourrait être sa fille.

Des perturbations aériennes obligent le commandant de bord à poser son avion sur l'aéroport de Cleveland, dans l'Ohio. En attendant de pouvoir poursuivre leur voyage, les trois femmes décident de s'encanailler dans un bar, à forte population masculine. Dans ce lieu baigné de testostérone, elles redécouvrent une sensation qu'elles croyaient - à jamais - disparues de leur vie, le désir qu'elles suscitent dans l'œil des mâles.

Victoria, Joy et Melanie sont invitées à se joindre à la table d'un trio d'amis, particulièrement chaleureux. Après une soirée de beuverie, les deux premières ont perdu la trace de la troisième. Cette dernière a passé une nuit torride en compagnie de Hank, un plombier sentimental, qui vit sur un bateau et dont le rêve est d'apprendre à danser le tango.

Cette rencontre inopinée tourne la tête de la quadragénaire, qui décide de tout plaquer à Los Angeles pour venir s'installer dans sa nouvelle ville de résidence. Elle loue une maison, dont la concierge est une vieille dame juive qui a survécu à l'holocauste, Elka Ostrovsky. Hélas, le rêve éveillé de Melanie se termine rapidement, lorsqu'elle découvre que Hank est marié. Mais dans le coeur du trio féminin, Cleveland à remplacer Paris ! D'un commun accord, elles décident de demeurer deux semaines supplémentaires dans « la ville-forêt ».

Diffusée sur la chaîne câblée « TV Land », « Hot in Cleveland » s'amuse à gentiment parodier des émissions de télé-réalités, dont les protagonistes sont des femmes d'un certain âge (« The Real Housewives of New-York City » et ses succédanés). Incontestablement destinée à la fameuse « ménagère de plus de cinquante ans », cette « sitcom » - qui, selon la formule consacrée, ne va pas révolutionner le genre - contient néanmoins quelques têtes d'affiches de l'univers télévisuel. On y retrouve avec plaisir la filiforme Wendie Malick – appréciée dans des séries telles que « Just Shoot Me! » ou « Dream On », le toujours séduisant John Schneider – apparue dans « Shérif, fais-moi peur ! » ou « Smallville » ou Betty White – une vieille habituée du petit écran, qui malgré ses quatre-vingt huit ans tient toujours la forme !

Produite par une chaine obscure, le programme est réalisé avec trois bouts de ficelles, dans des décors indigents et statiques – carlingue d'avion, bar miteux, chambre d'hôtel aseptisée, etc. Si le majorité des échanges verbaux entre protagonistes se révèlent téléphonés, les moments les plus amusants se déroulent lors des rencontres houleuses entre les trois amies et la vieille gardienne d'appartements. Cette dernière n'est pas tendre à l'égard des femmes sophistiquées, qu'elle prend d'ailleurs pour des prostituées. En revanche, « Hot in Cleveland » n'est pas avare en « rires en boîtes » qui fusent, tels des pétards un jour de nouvel an chinois !

Si selon Melanie Moretti, « il faut sans cesse se réinventer », on ne peut pas dire que Suzanne Martin - la créatrice de cette « sitcom » - suit les préceptes enseignés par le personnage qu'elle a créé !

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