jeudi 24 juin 2010

« Memphis Beat » : « It's Alright Mama » (Pilote)


Inspecteur à la « Memphis Police Department », Dwight Hendricks a pour violon-d'Ingres d'être un imitateur d'Elvis Presley. A l'inverse de nombre de ses « confrères », ce dernier ne porte ni perruque bouffante, ni tenue flamboyante et ses vocalises ne rappellent que de très loin celles du « King ». Si la ville de Memphis n'a pas vu naître la star mondiale du "Rock 'n' Roll", elle a - du moins - assisté à l'éclosion de son immense talent.


Au cours de l'intrigue du pilote, Dwight Hendricks enquête sur le cas de Dorothy Cohn – une ancienne gloire radiophonique locale – qui se présente au commissariat en état de choc et incapable de s'exprimer. Une inspection médicale révèle que la vieille dame a subie des violences physiques inouïes ; son dos vouté est constellé de nombreux hématomes.

Lors d'une visite, dans l'antique demeure de Dottie, l'inspecteur découvre que sa chambre lui a servi de lieu de détentions et de sévices. Les soupçons se portent d'abord sur une aide-soignante afro-américaine - accroc au crack - mais qui apparaît rapidement comme un vulgaire rouage de la machine. Alors que Dwight et Charlie Whitehead - son partenaire – poursuivent la jeune femme, en quête de sa dose de drogue quotidienne, cette dernière se fait sciemment renverser par un véhicule, qui prend la fuite. Avant de décéder, la victime supplie Dwight d'arrêter le responsable.

C'est ensuite au fils de Dorothy Cohn d'entrer en scène. Si dans un premier temps, il est simplement admonesté par le fonctionnaire de police, pour ne pas s'être occupé de sa mère âgée, il devient rapidement le suspect principal dans l'affaire de violence. Il est directement incriminer par les dépositions douteuses d'un vieil aveugle et d'une fillette à l'imagination débordante !

Les investigations fructueuses de l'inspecteur Hendricks le mène indubitablement sur les traces du coupable, quand un réfrigérateur qui décongèle laisse s'échapper des flaques d'eau depuis le grenier de la maison de Madame Cohn. Le cadavre du véritable fils de l'ancienne animatrice de radio y est enfermé...

Treize mois après la fin de la quatrième saison de « My Name Is Earl », « Memphis Beat » signe le retour de Jason Lee sur le petit écran ; il y incarnait le rôle principal d'Earl Jehosaphat Hickey . Malheureusement, l'adjectif « grand » ne peut être accoler à cette annonce, tant le résultat qui découle de la vision du pilote se révèle decevant !

Si le postulat de départ de cette nouvelle série « TNT » laissait supposer une orientation humoristique - cette dernière étant étayée par la majorité des prestations de l'acteur qui interprete le protagoniste et par le rôle qu'il a tenu précédemment dans la série « NBC » – le résultat final se situe aux antipodes. « Memphis Beat » se définit bel et bien comme une série policière au contenu dramatique. Josh Harto (qui est, avant tout, acteur) et Liz Garcia ( cette dernière possède-t-elle un lien avec Greg Garcia, le créateur de « My Name Is Earl » ? – les « showrunners » de la série – ne sont nullement à incriminer ; seul le téléspectateur est à blâmer pour sa méprise ! Pourtant, au cours de l'intrigue, quelques séquences – notamment la scène du prologue ou celle dans laquelle l'inspecteur Hendricks entre en contact avec la jeune témoin, par le biais de ses figurines – penche ostensiblement vers la fantaisie.

De plus, si Jason Lee était terriblement crédible, lorsqu'il incarnait un sympathique « loser », qui gagne à la loterie et qui essaie de laver une conduite passée en se rachetant de ses mauvaises actions antérieures, l'acteur l'est beaucoup moins, quand il endosse le costume d'un inspecteur de police.

En résumé, le public sort passablement déçu de la vision de « It's Alright Mama » - pilote intitulé, comme tout lecteur digne de ce nom le subodore, d'après un tube d'Elvis Presley. Les épisodes suivants s'inspirent également des titres des chansons interprétées par le « King ». Espérons simplement que l'ambiance générale des rendez-vous ultérieurs – je définirais, avec bienveillance, celle de ce présent épisode comme « nonchalante » - se montrera un peu plus énergique.

Alors que j'évoquais – pas plus tard qu'hier - dans la notule concernant « Scoundrels », une nouvelle série « ABC » - le sort de l'acteur DJ Qualls, ce dernier apparaît au casting de « Memphis Beat ». Il interprète le rôle secondaire de Davey Sutton, un policier en costume, qui idolâtre Dwight Hendricks. Signalons aussi la présence d'Abraham Benrubi – alias le Sergent JC Lightfoot, un Indien d'Amérique. Le personnage de Larry Kubiac - dans la série « Parker Lewis Can't Lose » - a troqué son agressivité légendaire contre une paire de longues tresses et les attributs du peuple autochtone auquel il appartient.

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