mardi 29 juin 2010

« Persons Unknown » : « Exit One » (1x04)


La chose est désormais entendue ; Bill Blackham est officiellement élu « importun du groupe de captifs » ! Les membres du septuor de « Persons Unknown » sont détenus dans les décors de cinéma d'une ville de carton-pâte, elle-même entourée d'une barrière électromagnétique infranchissable.

Après s'être attaqué à Tori Fairchild – la fille d'un ambassadeur américain – qu'il croyait, à tort, sans défense ; le prosaïque concessionnaire de véhicules d'occasion harcèle Charlie Morse. Toujours au cours du dernier épisode, ce PDG d'une société de capital-investissement florissante a reconnu avoir étouffé son épouse - gravement malade - à l'aide d'un oreiller, afin de mettre un terme à ses effroyables souffrances. Un début de pugilat s'engage entre les deux hommes.

Heureusement, les relations qui unissent le reste des protagonistes de cette série fantastique - diffusée sur « NBC » - sont de nature plus pacifiques. Janet Cooper attrape en vol une abeille italienne qu'elle montre à Joe Tucker, avant de la déposer sur le sol. D'un coup de rangers rageur, celui que le téléspectateur subodore être un militaire de carrière écrase l'insecte qui - à ses yeux - est plus dangereux qu'un « sniper » embusqué. En effet, une seule piqure de l'apidé peut l'expédier de vie à trépas.

Moira Doherty sympathise avec le Sergent Graham McNair et lui enseigne les rudiments du langage des signes. Quant à Tori Fairchild, elle invoque désespérément son père, afin qu'il vienne la délivrer de cette prison kafkaïenne. En entendant l'accomplissement de l'hypothétique prière, la magnifique jeune femme blonde revêt les atours vestimentaires d'une femme fatale, tout droit issus de la mythologie du « roman noir » : robe écarlate échancrée, bas résille et jarretelles affriolantes, chaussures noirs à talons, etc. Malheureusement, ses tentatives désespérées pour séduire le Directeur de nuit, afin qu'il lui délivre un sauf-conduit à même de quitter la ville, échoue lamentablement.

En revanche, l'employé consciencieux annonce au groupe - réuni dans le hall de l'hôtel - qu'un taxi viendra chercher un de leurs membres, afin de le conduire vers la liberté. L'événement se déroule réellement et Janet Cooper - qui est l'heureuse élue - possède également le droit de choisir un co-passager. Mais après toutes la avanies subies par les personnages de l'équipe, est-il encore possible de faire confiance au caractère sadique et manipulateur des inconnus qui tirent les ficelles de cette mascarade ubuesque ?

Pendant ce temps, dans les rues de San Francisco, Mark Renbe – le journaliste, qui officie au sein d'un journal à sensations – continue son enquête sur la disparition de Janet Cooper. Depuis le précédent rendez-vous, le public connait désormais la motivation intrinsèque qui le pousse à persévérer dans sa tâche, et ce en dépit des menaces perpétrées par le détective Samuel Edick. La mère de la petite Megan fut son épouse ! Le point d'exclamation est effectivement de mise car il faut bien reconnaître que la révélation a atterri au milieu de l'intrigue scénaristique, tel le cheveu d'un chauve sur la soupe à la grimace !

Une semaine après l'autre, « Persons Unknown » - série « intimiste » aux moyens économiques limités - a réussi à capter l'attention du téléspectateur. Cet attrait incompréhensible se fait egalement en dépit d'un scénario qui ne se montre pas davantage révolutionnaire.

Possédant une atmosphère calme - en comparaison des événements tumultueux qui se sont déroulés au cours de l'épisode précédent - « Exit One » permet aux protagonistes de confier aux membres de leur entourage leurs sentiments profonds : angoisses, espoirs, projets, etc.

L'épilogue montre une Tori Fairchild aux anges ; sa supplique ayant été exaucée. Elle est conduite, à l'extérieur de l'enceinte, à l'intérieur d'un taxi. L'épisode se clôture également sur une révélation fracassante, qui remet drastiquement en cause les attentes que Janet avait placé en Joe.

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