Patriarche d'une famille de sympathiques escrocs californiens, Wolfgang West est envoyé derrière les barreaux, pour une durée de cinq ans, par un inspecteur de Palm Springs. Cheryl West - son épouse - après que son fils a cambriolé la demeure d'une famille asiatique et agressé la grand-mère présente - décide de remettre les membres restants - son garçon et ses deux filles - dans le droit chemin. Logan - le jumeau du malfaiteur - ne pose aucun problème, car, tout jeune avocat, il vient d'être admis au barreau. Caution juridique des West, il accourt dès que ces derniers sont dans le pétrin.
Apparemment pour Cheryl, « une chose promise est une chose due » et elle ne possède qu'une parole ! La mère de famille est devenue caissière dans un supermarché ; Heather – son ainée - est serveuse dans un « fast food ». Son uniforme bleu pale lui sied à ravir, mais le furoncle qui a germé sur sa lèvre inférieure défigure son jolie minois. Calvin est désormais au service des Hong - histoire de les dédommager du bris de la statue léonine, héritage familial depuis des siècles. Il lave leurs véhicules - dont celle de sa femme infidèle, qui lui fait des avances - et sert également de chauffeur de maître. Quant à Hope – la cadette – elle a réintégré le collège, contrainte et forcée.
Mais le Sergent Mack doute fort qu'une meute de renards puisse se transformer – du jour au lendemain – en un troupeau de moutons. Légèrement en retrait, il attend la moindre incartade, pour fondre sur Cheryl et ses enfants. La suite des événements lui donne raison, puisque la « Bête noire » des West n'a pas longtemps à patienter. A peine embauchée, l'employée de supérette rendre rapidement en conflit avec le manager du magasin... pour un vulgaire vol de papier hygiénique !
« Scoundrels » ou « Chasser le naturel, il revient au galop » ! Il est difficile – voire carrément impossible pour les membres de la famille West de se tenir à l'écart des ennuis. Une histoire de gènes, très certainement ! Pourtant, ces derniers ne sont pas avares en efforts, mais rien n'y fait. Si Cheryl ne considère pas la malhonnêteté comme une fatalité, du fond de sa prison, le bien surnommé « Wolf » West exulte. En effet, il n'a pas donné son aval à la nouvelle orientation de probité que sa moitié insuffle aux siens.
La famille californienne et dysfonctionnelle des West rappelle parfois celle des Malloy - sa contrepartie « Travellers » - qui sévissait dans « The Riches » - une série « FX », créée par Dmitry Lipkin, « showrunner » de l'actuel « Hung ». Virginia Madsen – présente dans l'excellent long-métrage « Sideways » – interprete ici Cheryl West. Sœur de Michael Madsen – l'acteur qui incarne le personnage sadique, qui essorille avec délectation, dans le mythique « Reservoir Dogs » - porte « Scoundrels » à bout de bras ; le reste du casting est – en effet – plutôt insipide. Seul Patrick Flueger – il joue les jumeaux West, le négligé Calvin et l'élégant Logan - parvient à tirer son épingle du jeu !
Cette création télévisuelle – signée James Griffin et Rachel Lang - constitue typiquement un intermède d'été, dont la fonction n'est pas d'infliger au téléspectateur des céphalées. Tout de même plus proche de la « production Kleenex » que du « Junk program », l'intrigue principale de cette série « ABC » - une chaîne décidément très productive en période estivale - reste relativement linéaire et ses « consœurs » secondaires ne sont pas légions. Fort sympathique au demeurant - sans pour autant « se fouler la cheville » - « Scoundrels » ne risque pas - au moins – de succomber au syndrome de la grosse tête !
lundi 28 juin 2010
« Scoundrels » : « Mary, Mary, Quite Contrary » (1x02)
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