dimanche 6 juin 2010

« Royal Pains » : « Spasticity » (2x01)


Le retour de « Royal Pains » - sur les écrans de la chaîne « USA Network » - possède comme un joyeux goût de vacances ! Cette sympathique série médicale - au contenu original - suit les aventures médicales de Hank Lawson, un sémillant chirurgien, promis à un bel avenir.

Licencié d'un prestigieux hôpital new-yorkais - pour avoir sauvé la vie d'un patient « lambda », au profit d'un important actionnaire de l'établissement hospitalier - ce « bon samaritain » est entraîné par son cadet – le volubile Evan Lawson – sur les côtes accueillantes des Hamptons. Au cœur de ce paradis terrestre pour multimillionnaires - situé à l'est de la « Big Apple » - le médecin, passablement déprimé (outre son emploi, la femme qu'il devait épouser lui fausse compagnie) trouve refuge sous l'aile protectrice de Boris Kuester von Jurgens-Ratenicz.

Cet aristocratique d'origine germanique – qui se prend d'amitié pour Hank, après qu'il a sauvé la vie d'une jeune invitée, au cours d'agapes nocturnes - lui propose un hébergement dans son manoir, ainsi qu'un poste de « Concierge Doctor », au sein de la communauté de « nababs ». Contre d'importantes rémunérations – et une discrétion infaillible de sa part – le chirurgien, désormais connu sous le pseudonyme de « Doctor Hank » - soigne les maux « royaux » de « royales » personnes.

Une fois le pied remis à l'étrier, Hank Lawson rencontre Jill Casey, chirurgienne émérite - comme son confrère et futur amant - et administratrice intègre du « Hamptons Heritage ». Hôpital public pour le commun des mortels, l'endroit est considéré comme un « mouroir », par les plus éminents membres de la communauté. Le « Doctor Hank » troque bistouris, blouse blanche et bloc opératoire contre des méthodes médicales « à la MacGyver (voir série éponyme). Aidé de son (con)frère, qui endosse le rôle « d'expert-comptable » et de « directeur financier » (l'ensemble des termes de cette phrase sont à prendre au conditionnel), l'intrigue adjoint au « Concierge Doctor », la présence de Divya Katdare, une assistante médicale d'origine indienne - qui sert également de caution raciale à la série. Désormais rassemblé, la collaboration du trio hétéroclite officialise la création de la société « HankMed » !

La trame narrative du « season premiere » de cette seconde livraison – consiste surtout en une indispensable « piqure de rappel », histoire de rafraîchir la mémoire des téléspectateurs présents lors de la diffusion de la premiere saison et d'affranchir les nouveaux arrivants.

L'utilisation du personnage de Spencer Fisher – acteur renommé « d'infomercial » et héritier d'un inventeur de génie, dont il vit dans l'ombre permanente - permet à « Spasticity » d'aborder le thème d'une filiation pesante – c'est le cas pour les frères Lawson - de traditions familiales écrasantes - Divya Katdare a contracté un marriage forcé avec un ami d'enfance, plus proche du frère que de l'âme soeur – et Jill Casey – qui a réussi à définitivement évincer un époux envahissant, en trouvant le courage de divorcer – a maille à partir avec le Docteur Elizabeth Blair – une consœur qui lui envie sa jeunesse et sa beauté, sa liaison amoureuse avec Hank Lawson, sa position hiérarchique au sein du « Hamptons Heritage », etc.

Après « Worst Week » - « sitcom » au titre évocateur - et « Romantically Challenged » - piteuse consoeur à l'existence éphémère (six épisodes, dont quatre diffusés) et dans laquelle officiait également Alyssa Milano - l'acteur Kyle Bornheimer prête sa « bouille de crapaud » à Spencer Fisher.

Mais en matière de « guest appearance », le « coup de grâce » est infligé par l'apparition d'Henry Winkler, qui interprétait Arthur Fonzarelli, dans « Happy Days », l'incontournable série familiale « ABC », au sept saisons ! L'acteur endosse ici le rôle d'Eddie Lawson – le géniteur indigne d'Hank et d'Evan, souvent évoqué - en des termes peu flatteurs - au cours de la première saison. Révélé dans les dernières secondes de l'épisode – dans l'espoir de procurer au public un « électrochoc » distrayant – son choix, outre d'être peu crédible, porte à interrogation - même si je n'arbore aucun grief personnel à l'encontre de ce comédien, toujours aussi amène !

En dépit de son intrigue interminable – remémoration oblige - et itérative – de part la présence répétée de Spencer Fisher, qui enchaine les bourdes médicales - « Spasticity » signe le retour d'une des productions les plus fraîches du paysage télévisuel américain.

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