Nouvelle serie à l'atmosphère « fantastico-erotico-romantique », « The Gates » est diffusée sur « ABC », la chaîne qui multiplie les productions, comme des adolescents développent des boutons d'acné juvénile ! Cette création – co-écrite par Grant Scharbo et Richard Hatem - possède un postulat de départ relativement original et qui – surtout - prend son audience à rebrousse-poil.
Si dans les premières minutes du « pilote », le public imagine que « The Gates » - une idyllique résidence, gardée sous étroite surveillance - représente un havre de paix, protégeant ses habitants contre les attaques d'un monde extérieur hostile : afro-américains patibulaires, ressortissants hispaniques dangereux , terroristes musulmans, activistes gauchistes et autres nécessiteux ; une séquence emblématique lui prouve qu'il se méprend totalement. Vampire - qui rencontre des difficultés à refréner ses pulsions meurtrières - Claire Radcliff est une femme au foyer et une mère attentionnée, qui séduit et vide de son sang un employé de passage, avant de cacher son corps.
Lukas Ford – un lycanthrope adolescent, qui fréquente le collège local – rencontre le même genre de difficultés, à savoir enrayer sa nature atavique, qui le pousse à tuer ! Dans le premier cas, Dylan Radcliff – également membre de la gente vampirique – constitue le garant moral de son épouse ; dans le second, Simon Ford – le père loup-garou du garçon - représente le gardien de son fils !
A l'image du personnage moral de Dexter Morgan – le tueur de tueurs en série - dans la production « Showtime » éponyme, les protagonistes mythologiques n'aspirent – également - qu'a une seule chose : faire partie intégrante du rêve américain et intégrer ses standards rassérénants et protecteurs.
Après que l'ancien Shérif principal - en charge de la surveillance de la résidence et de ses habitants - a disparu - son cadavre est retrouvé, en fin de pilote, dans le lac attenant aux lieux - Nick Monohan, accompagné de sa famille typique – Sarah, sa gentille épouse, faussement soumise ; Charlie, son fils ainé, qui ne laisse pas la fiancée du loup-garou indifférente et Dana, sa cadette espiègle – viennent s'installer dans une magnifique demeure, sise à l'intérieur de l'enceinte.
Si Sarah imaginait quitter la turbulente Chicago - dans laquelle son époux exerçait le difficile métier d'inspecteur de police – pour venir s'installer dans un cadre apaisant et paradisiaque, son raisonnement se trouve rapidement erronée. D'autant plus - qu'à l'image des créatures du folklore mythologique sus-mentionnées - Nick Monohan ne peut – lui-aussi – résister à l'appel de sa véritable nature, qui consiste à traquer le crime, sous toutes ses formes et sous toutes les latitudes.
Si - d'un côté - les membres de la communauté tentent de dissimuler leur terrible secret, le travail de Nick Monohan consiste – au contraire – à percer les mystères qui s'y trament. A un moment, il faudra bien que le nouveau gardien des lieux découvre le pot-aux-roses ! Le rôle des scénaristes est donc de reporter – au plus tard – la terrible échéance !
Hormis son « background » fantastico-horrifique, « The Gates » est surtout prétexte à développer des intrigues amoureuses entre protagonistes, que ces derniers appartiennent au monde des adultes ou à celui des adolescents. La série – hyperformatée, dans l'unique but de satisfaire aux exigences de toute la famille, à l'exception des enfants en bas-âge – développe, à outrance, des scènes à l'atmosphère gentiment sanguinolente, sur fond d'excursions nocturnes. Une lune - plus ou moins pleine - se détache, sur fond de ciel étoilé, pendant que des nappes de brouillard, du plus bel effet, envahissent les décors forestiers.
Imitatrice grand public de « True Blood » - parallèlement diffusée sur « HBO », le même jour – l'intérêt majeure de « The Gates » réside dans le fait - qu'à l'inverse de sa consoeur - la série ne va pas s'éterniser sur trois saisons - voire plus, je le crains ! Pour le plus grand déplaisir de certains téléspectateurs - qui perçoivent désormais la production d'Alan Ball comme une « bouse innommable et racoleuse » - cette dernière ne se destine plus qu'à une audience frustrée, uniquement en quête de paires de fesses qui affleurent dans les décors ou de tétons qui montrent le bout de leur aréoles.
dimanche 4 juillet 2010
« The Gates » : « What Lies Beneath » (1x02)
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