lundi 12 juillet 2010

« The Glades » : « Pilote »


Inspecteur de police à Chicago, Jim Longworth rencontre des problèmes relationnels avec son supérieur hiérarchique ; ce dernier l'accuse, à tort, d'avoir couché avec sa femme ! Muté à Palm Glade – « anus mundi » du Sud de la Floride – le fonctionnaire désinvolte et bavard imagine y couler une douce et paisible existence, ponctuée entre parties de golf et délits anodins.

Rapidement, le prologue du pilote lui donne tort. Après une nuit arrosée - passé dans les marécages, à bord de leur véhicule tout-terrain - un couple de jeunes tourtereaux découvre - à son réveil – le cadavre démembré d'une femme, flottant à la surface des eaux saumâtres.

Jim dispute une partie de son activité fétiche - en compagnie de Carlos Sanchez, son partenaire de golf, ami et collègue de travail – lorsqu'il est interrompu, en plein parcours, par les services de police. Protagoniste facétieux et malin, ce dernier n'hésite pas à prétendre que la balle qu'il s'apprêtait à frapper - ainsi que le « green » environnant - sont des preuves intégrantes d'une scène de meurtre... donc à ne toucher sous aucun prétexte !

Dès les premières ébauches de son apparition, Clifton Campbell – le « showrunner » inconnu de ce nouveau « police procedural », diffusée sur la chaîne « A&E Network » - impose le personnage de Jim Longworth, comme l'un des « douchebags » les plus impérissables du microcosme policier.

Avec ses scènes au contenu glauque – la découverte d'un corps féminin, dévorée par des alligators et une autopsie d'un des membres de la famille des alligatoridés – et son emplacement géographique - « The Sunny State », appellation idoine de la Floride – le téléspectateur s'attend, en visionnant « The Glades », a un compromis entre les séries « Dexter » (« Showtime ») et « Burn Notice » (« USA Network »). Bien évidemment, il n'en est rien !

Si le personnage qu'interprète Matt Passmore – piètre acteur australien, apparu dans la série « Underbelly : A Tale of Two Cities » - est plutôt doué pour assommer ses interlocuteurs, à l'aide de ses interminables discours, qui prennent la forme d'une véritable diarrhée verbale ; il est – en revanche – fort dépourvu, lors des scènes d'actions, qui sont d'ailleurs quasi-inexistantes dans le cours de l'épisode.

De la moiteur étouffante qui écrase les interprètes de cette production ou de la platitude de son scénario, le public ignore laquelle des deux raisons transforment « The Glades » en un « pensum » indigeste, à la trame narrative ennuyeuse, à défaut d'être réellement téléphonée.

Hormis Jim Longworth – individu au comportement insupportable, donc – les personnages qui lui donnent la réplique ne sont guère davantage palpitants. Qu'il s'agisse de Carlos Sanchez – déjà évoqué – de Callie Cargill – infirmière avec laquelle « notre héros » développe une histoire d'amour – ou même de son jeune fils, Jeff Cargill. L'ex-époux de la première et le père du second croupit actuellement derrière les barreaux, pour des raisons encore inconnues du téléspectateur, ainsi que des scénaristes. M'est avis que si la série perdure assez longtemps – ce qui m'étonnerait énormément, d'ailleurs - un affrontement physique entre le nouveau prétendant et l'ancienne accointance se révélera inévitable !

Des acteurs médiocres au jeu peu inspiré, des clichés à la pelle, une intrigue amorphe, une inaction qui frôle l'arrêt sur image, des personnages caricaturaux, voire imbuvable ; voilà – en substance – les éléments constituants de cette nouvelle production estivale. Alors - à la vision de son seul pilote - le public va-t-il pencher pour « The Glades, for ever » ou opter pour « The Glades, no more » ?

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